" Les Arbres Vénérables de la Planète"

 

"Venerable Trees of the Earth"

 

Le Patrimoine français arboré qui disparait...

Le Parc Mistral de Grenoble, Isère, France....

"L'if de Chantemerle"

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Les Ecocitoyens

1/ "Le Parc Mistral de Grenoble"

2/ La Forêt de la Bagasse à Ferney Voltaire

EXCLUSIF

TRAGEDIE ARBOREE à Combloux

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Les Ecocitoyens du Parc Paul Mistral de Grenoble.

de Jérôme hutin

Pendant 3 mois (103 jours) soit depuis le 02 novembre 2003 jusqu'au 12 Février 2004, des jeunes grenoblois s'étaient installés dans les arbres du Parc Paul Mistral de la ville montagnarde de Grenoble, en Isère, dont 292 d’arbres devaient se faire abattre pour la construction d’un futur stade d’agglomération (foot) de plus de 20.000 places et d’un parking souterrain. Mais la lutte a été acharnée et soutenue.

Les cabanes dans les arbres :

Au début, ils étaient trois accro-branchés. Puis juste qu'aux derniers jours, une quarantaine de personnes ont occupé et habité les arbres du parc comme dans « l’Orme champêtre (Ulmus minor) » séculaire, estimé à 150 ans, voir plus de 200 ans, « le Platane insoumis », « Le Tibet », « le Tipi », « Le Canada », « la bibliothèque », « Le Diwa», « l’Ukraine », « la Chine », « Le Temple des Guerriers (abattu le 02 Février 2004 avec 14 autres platanes) », etc…

Le mouvement alternatif des Ecocitoyens est unique en France, et il prend de l’ampleur ! De 3 cabanes dans les arbres ils ont construit 15 cabanes ! Et pourquoi pas ne pas les avoir généralisées dans tout le Parc Paul Mistral, et montrer qu’il appartient bien plus aux citoyens qu’à Monsieur le Maire et la Communauté de Commune.

(Art.1 de l’arrêté municipal du 23 mars 1988 : « Les parcs, jardins, balcons et terrasses publics sont placés sous la protection du public… »)

Pendant ces 103 jours, ce n'était plus un Parc Grenoblois, mais plutôt un espace vert international très convivial, où nous y retrouvions solidarité, amitié et chaleur.

 

 

 

Les Ecocitoyens (http://lesecocitoyens.fr.st) avaient construit des cabanes toutes originales les unes comme les autres comme celle de l’Orme qui culminait à plus de 30 mètres ou celle des spéléologues qui était devenue le kiosque info. Ces cabanes avaient été construites avec des matériaux de récupération et nous pouvions les considérer comme des cabanes alternatives, une mode qui s’installerait en France…

Le 07 Février 2004, une nouvelle cabane avait commencé à « pousser » dans un des arbres, non loin de la mairie, et presque sous le nez du Maire ! C'était la cabane-salon de thé, un nouveau lieu de discussion.

Ce n’est pas d'hier que des gens construisent leurs maisons dans les arbres. Comme exemple, la « famille Robinson suisse », « Tarzan », « Le Baron Perché », mais aussi les activistes des Etats-Unis dont la célèbre « Julia Butterfly » qui était restée 2 ans en haut d’un Séquoia sempervirens et sans descendre ! En Californie, en Orégon, (tree sitters) en Australie, en Angleterre, ne c’est pas rare que des gens s’installent dans les arbres des villes, ou des forêts pour les sauver ! Car les lois défendent très mal les arbres !

Pourtant nous avons bien besoin d’eux et sans les arbres, que deviendraient les espèces animales, alors s’il vous plait ayez beaucoup plus de respect pour les arbres. Ils vivent bien plus longtemps que nous, ils méritent d’être honorés !

 

En France, une municipalité près de Lille avait accordé aux « Arbronautes © » d'installer les cordes et tyroliennes dans une soixantaine d’arbres. L’opération avaient été appelée « les chemins du Baron Perché ». Les gens étaient aussi invités à grimper dans les arbres, dans leurs arbres, y dormir, manger, faire l'amour pourquoi pas. Le facteur et le boulanger venaient même en haut des arbres.

A Grenoble, c’était aussi une sorte de chemin « initiatique » du Baron Perché ! Il y a même eu une boite aux lettres et vous pouviez envoyer du courrier (adresse : Les Ecocitoyens – Le Platane Insoumis – Parc Paul Mistral – 38000 – Grenoble – France) pour les soutenir. Ils vous répondront. Et pourquoi ne pas construire d’autres cabanes dans les arbres ?

Cette partie du Parc fut pourtant la plus jolie, romantique, la plus conviviale.

 

 

Garden party :

Tous les dimanches étaient consacrés des journées festives dans tout le Parc en faveur des arbres du Parc. Accro-branches, foot, jeux collectifs, pique-niques, musiques, jeux de pistes,…lesquels étaient au rendez-vous comme ces dimanches 1er et 08 février 2004, où les Grenoblois sont venus nombreux pique-niquer sous les arbres, pour échanger leurs idées.

 

Comme quoi les grenoblois veulent garder l'intégrité de leur Parc, car il est très rare à Grenoble d’y voir des arbres, et surtout de grands espaces verts très conviviaux.

Solidarité et citoyenneté :

Tous les jours, les Grenobloises et Grenoblois sont venus soutenir les Ecocitoyens, en leur apportant nourritures, boissons chaudes, couvertures, gâteaux. Des jeunes venaient même avec tous les légumes et viandes pour concocter une superbe soupe, laquelle réchauffait le cœur de chacun, surtout pas temps froid. C’est de la vraie solidarité, pas comme les discours du maire Michel Destot, parlant aussi de solidarité, mais quel menteur ! Il n’est jamais venu voir les Ecocitoyens. Alors qu’ils sont restés 3 mois pour sauver l’environnement grenoblois ! Et Monsieur le maire et sa clique qui parle de Développement Durable. Et bien ! Ils sont encore bien loin !

Dans cette partie du Parc Paul Mistral, des personnes de tous âges et de tous milieux sociaux se retrouvaient aux pieds des arbres, et autour d’un vieux tonneau faisant office de feu. Peut être que les gens voulaient revenir en enfance, lorsqu’ils grimpaient dans les arbres…

Susanne, octogénaire, venait presque tous les jours, et elle était la première à se coucher au sol, lorsque les ouvriers voulaient installer leurs barricades. D’autres personnes retraitées vennaient soutenir les Ecocitoyens. Beaucoup d’entres-elles continuent à venir se promener dans le Parc et ne souhaitaient surtout pas que les arbres soient abattus et encore moins voir un gigantesque stade construit en ces lieux.

Développement durable :

Si nous voulons aussi parler de développement durable, il faut tout d’abord protéger l’environnement, pour une meilleure qualité de vie. L’Arbre est le meilleur symbole du Développement Durable (Définition : un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs)!

Objectifs du développement durable

Le développement durable vise trois objectifs : l'intégrité écologique, l'équité entre les nations, les individus et les générations, et l'efficacité économique. La mise en oeuvre de ces trois objectifs s'appuie sur un certain nombre de mesures dont l'énoncé nous aide à mieux saisir l'ampleur du défi qu'ils représentent.

1) Maintenir l'intégrité de l'environnement, c'est-à-dire intégrer, dans l'ensemble des actions des communautés humaines, la préoccupation du maintien de la vitalité et de la diversité des gènes, des espèces et de l'ensemble des écosystèmes naturels terrestres et aquatiques, et ce, notamment, par des mesures de protection de la qualité de l'environnement, par la restauration, l'aménagement et le maintien des habitats essentiels aux espèces ainsi que par une gestion durable de l'utilisation des populations animales et végétales exploitées.

2) Améliorer l'équité sociale, c'est-à-dire permettre la satisfaction des besoins essentiels des communautés humaines présentes et futures et l'amélioration de la qualité de vie, et ce, notamment, par l'accès pour tous à l'emploi, à l'éducation, aux soins médicaux et aux services sociaux, à un logement de qualité, ainsi que par le respect des droits et des libertés de la personne, et par la participation, pour l'ensemble des groupes de la société, aux différents processus de prise de décision.

3) Améliorer l'efficacité économique, c'est-à-dire favoriser une gestion optimale des ressources humaines, naturelles et financières, afin de permettre la satisfaction des besoins des communautés humaines, et ce, notamment, par la responsabilisation des entreprises et des consommateurs au regard des biens et des services qu'ils produisent et utilisent ainsi que par l'adoption de politiques gouvernementales appropriées (principe du pollueur/utilisateur-payeur, internalisation des coûts environnementaux et sociaux, éco-fiscalité, etc).

Les principes du développement durable

La satisfaction des besoins essentiels des communautés humaines et l'amélioration du niveau de vie général

Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature. Voilà pourquoi il est nécessaire de créer les conditions permettant de satisfaire les besoins essentiels des communautés humaines et d'améliorer leur niveau de vie général. Il est donc question par ce principe de l'exigence d'entreprendre des actions pour combattre la pauvreté, pour améliorer la qualité et l'accessibilité des services publics de santé et d'éducation, pour limiter les pressions démographiques sur l'environnement et le développement, et pour permettre l'accès à des logements de qualité pour tous.

L'intégration des aspects environnementaux, économiques et sociaux dans la prise de décision et la comptabilité nationale

Les questions environnementales ne peuvent être traitées en vase clos. Elles doivent être gérées de façon systématique et entièrement intégrées à toutes les facettes de la prise de décision par les citoyens, les entreprises et les gouvernements. Le premier pas vers le développement durable consiste en l'intégration de l'économie et de l'environnement à l'intérieur des mécanismes de prise de décision. L'intégration des décisions concernant l'environnement et l'économie doit toucher tous les aspects de l'administration publique, y compris les mesures fiscales et budgétaires. Il doit y avoir mise en place de systèmes de comptabilité écologique et économique intégrés.

Il est entièrement possible de réaliser des projets architecturaux en prenant en compte les impacts environnementaux et les avis de la population. Ce qui n’est pas le cas à Grenoble. Il ne suffit pas de dire que l’on va replanter des arbres, et que l’on va étendre le Parc Paul Mistral d’ici 2008, mais avant ce pharaonique et utopique projet, il faudrait tout d’abord assainir les berges de l'Isère, restaurer les digues, créer la rocade Nord et le tunnel sous la Bastide (qui ne sera pas sans refus). De plus, avec le réchauffement climatique, il serait plus judicieux de préserver les arbres anciens pour raffréchir les rues de la ville.

Si les Citoyens de Grenoble ne sont pas écoutés, si l’environnement n’est pas mieux protégé, cette ville est loin d’être intégrée au Développement Durable.

La Charte de l’Arbre Européenne et la Charte de l’Arbre de Grenoble :

Lorsqu’une ville comme Grenoble signe la « Charte de l’Arbre », comment peut-elle se permettre de bousiller 2000 arbres sur le futur tronçon du tram 3, comme aussi peut être rasé l’Orme du Parc Paul Mistral, qui est un très rare Patrimoine Naturel et Historique de l’Isère, de la France ? Mais aussi abattre sans vergogne de superbes platanes jamais taillés, sous la huée de la foule grenobloise ?

Par rapport à cette Charte, les arbres, lors de travaux, doivent avoir un périmètre de sécurité égal ou supérieur à 10 fois le diamètre du tronc. Lors de tranchées près des troncs, il sera conseillé des forages horizontaux souterrains.

Les Arbres doivent pouvoir aussi respirer, avoir de l’espace et non pas du goudron et des résines à leurs pieds. (C’est plus facile pour le nettoyage et l’enlèvement des mégots, des immondices).

Autrefois, et il n’y avait pas très longtemps, les arbres des villes étaient bien plus respectés, vénérés. Ils pouvaient être des « Arbres de la Liberté » ou de « la Justice ».

De plus, tous les arbres du parc ont été recensés. Ceux qui sont en danger sont tous en excellente santé, même après la canicule de l’été 2003.

Les Ormes, des Patrimoines à protéger, à chérir :

À dire de spécialistes, les Ormes champêtres sont très rares, d’autant plus rare quand ils ont plus de 150, voir 200 ans et même 600 ans ! La Graphiose a anéantie plus de 85 % des Ormes champêtres. De même en Amérique du Nord avec l’Orme américain. Mais là-bas les Ormes qui ont résisté, sont recensés et protégés.

Il ne suffit pas de prélever des morceaux de cambium et de liber pour faire de la culture In vitro et des boutures, pour s’avouer gagnant !

Les jeunes ormes (ormeaux) peuvent dessécher à partir d’un certain diamètre et surtout en atteignant 25 ans ! Il est donc ultime de protéger les Ormes anciens encore bien vivant, en bonne santé, et loin d’être en fin de vie, comme ose l’écrire le maire de Grenoble !!! La moyenne d’âge des ormes peut dépasser les 400 ans. Nous avons découvert des Ormes de plus de mille ans. Le Maire ose écrire que l’Orme est en « fin de vie », parce qu’il veut l’abattre ! Ce sera un crime de lès Majesté !

L’Orme champêtre de Grenoble est d’autant plus rare, qu’il est difficile de trouver des ormes champêtres en montagne, et qu'il est un arbre urbain. Même si des jeunes Ormes ont été découverts dans les Pyrénées. De plus, les arbres à Grenoble sont aussi fort rares. N’est-ce-pas ?

Je suis monté tout en haut de cet Orme et j’ai daté la coupe d'une branche anciennement coupée. Son rayon de 10 cm comporte 68 courbes annuelles. Le tronc de l’Orme mesure près de 0,50 m de rayon. Nous pourrions donc envisager que l’arbre aurait plus de 200 ans, et pourquoi ne serait-il pas un « Arbre de la Liberté » (1788)… En tous les cas cet Orme est un réel Patrimoine Naturel de l’Isère, de la France.

Il serait donc impardonnable de l’abattre, alors qu’il est en excellente santé ! Maintenant cet Orme se retrouve quasiement seul, son ecosystème ayant été rasé début Février 2004. Il est sous l'emprise des vents, et vue que des tranchées sont effectuées non loin de l'arbre, il serait souhaitable que la METRO mettent en place une barrière de sécurité autour de l'Orme, soit 10 m. de rayon, pour préserver les système racinaire, surtout après tout le massacre organisé!

Peut être que la METRO veut tuer petit à petit l'Orme...

Déjà depuis 2 ans, l'Association SOS Parc Paul Mistral (http://sosparcpaulmistral.fr.st) se bat pour stopper ces travaux.

 

Des recours ont été déposés au Tribunal Administratif, ils ont été déboutés, mais d'autres recours sont déposés de nouveau par les écologistes.

SOS Parc Paul Mistral soutient les Ecocitoyens, car sans ces jeunes arborophyles, les arbres auraient été abattus depuis longtemps. Tous les matins, ils étaient présents pour stopper la construction des barricades de chantiers et qui sait : du Stade !

 

Le 25 Janvier 2004, une manifestation a été organisée et plus de 2000 voir 4000 personnes étaient présentes dans Grenoble, tous unis pour la sauvegarde des arbres du Parc. Ce fut une manifestation unique en France dans ce genre comme l’est le mouvement des Ecocitoyens dans les arbres.

 

 

 

Les ecocitoyens contre les assassins des Arbres :

Le 02 Février 2004, en début d’après-midi, le bûcheron – abatteur – assassin de l’entreprise EVD (Espaces Verts du Dauphiné) est arrivé avec sa tronçonneuse, timberjack, tractopelle, camions, pour abattre la superbe allée des Platanes, laquelle était dans l’enceinte de l'ancien Stade Berty. Les responsables de la METRO et de la Mairie étaient aussi présents ainsi que les CRS.

Pour narguer les écocitoyens, le bûcheron a commencé à abattre le plus joli des platanes,dont la cabane « Le Temple des Guerriers » qui avait été construite quelques jours auparavant, offrait une très belle vue sur les montagnes.

Malheureusement, les écocitoyens n'étaient pas dans cette cabane, et avec une nacelle, ils ont d’abord coupé la corde. Puis sans vergogne, et sous la huée, les cris et les pleurs de tous les écocitoyens et citoyen (e) s de Grenoble, le bûcheron a assassiné ce gigantesque platane. L’arbre, comme un Sage, n'ayant fait aucun bruit durant toute sa croissance, sa vie, là, en tombant il a fait retentir son cri, sa tristesse. Il est tombé avec un grand fracas, emportant avec lui la cabane des écocitoyens, les souvenirs, les cris et les pleurs…

« Honte à ceux qui n’aiment pas les arbres!!!! »

Puis 14 autres platanes allaient être la cible de ce même bûcheron – assassin.

Arbre après arbre tombant, les ecocitoyens et citoyens voulaient passer de l’autre côté de la grille, alors que les CRS bloquaient le passage, ceux-là laissant faire l’abattage de ces beaux arbres. Ce moment a été insoutenable, de voir ces arbres tomber, de voir que des gens abusent de leurs pouvoirs politiques aux désavantages de la Nature et de ceux qui veulent la protéger, la chérir. Que devient donc l’espèce dite humaine ?

Sommes-nous en fière ? A quand une réelle prise de conscience pour mieux protéger la Nature, les Arbres ? A quand une réelle harmonie entre Nature et humains ? Réveillons nous avant qu'il ne soit trop tard ! protégeons ces écosystèmes, ces arbres.

Alors que les arbres apportent 100 % de leur générosité, qu'ils nous offrent oxygène, chaleur, habitat, qu’ils sont d’inépuisables puits de carbone ; Que les vieux arbres sont des symboles de Liberté, de Paix, d’Amour et de Sagesse, alors pourquoi donc ne pas mieux les protéger en tant qu’un réel Patrimoine Naturel, et pour les arbres anciens, des Monuments Naturels Nationaux ?

Alors que le bûcheron - assassin continuait l’abattage des arbres, les CRS se sont éloignés, puis les écocitoyens et citoyens grenoblois (jeunes et moins jeunes) se sont assis autour des quelques platanes restants.

Les CRS sont revenus à la charge et avec leurs matraques et bombes lacrymogènes, ils ont tabassé les protecteurs des arbres ! Fait unique à Grenoble et en France en faveur des arbres. « Honte à ceux qui n’aiment pas les arbres ! » 

NO COMMENT!!

HONTE A TOUS CEUX QUI N'AIMENT PAS LES ARBRES!!!!

Où sont donc les Droits de l’Homme ? Ce jour-ci ce n’était pas une démocratie mais plutôt une dictature de la METRO (M.Migaud).

Après quelques minutes de rixes, des jeunes ont été blessés, trois sont allés à l’hôpital et trois sont allés en garde-à-vue. JB, mains menottées derrière le dos, et sans resistance, a été salement amoché par les policiers - CRS. L’un d’eux lui a donné deux coup de genoux, son arcade sourcilière a été défoncée, l’œil ensanglanté, et le thorax enfoncé !!! En sortant de la garde-à-vue, il a porté plainte contre la police.

Petit à petit, le calme, l’amertume, la tristesse a prit le dessus, et les CRS sont repartis, laissant les 15 platanes au sol !

Mais les Ecocitoyens à cette fin de journée du 02 Février 2004, n'étaient toujours pas délogés, et ils étaient toujours dans les autres cabanes, dans les arbres. Ce ne sera pas facile des les sortir de là-haut...

Le plus cher « Hôtel » de Grenoble : 2000 Euros/jour :personne !

Le Tribunal Administratif avait officiellement déposé un référé d’expulsion pour « tous les occupants du Parc Paul Mistral » ! De 100 Euros/jour/personne, ce serait passé à 2000 euros ! Même à Grenoble on peut sentir l’inflation monétaire. Alors venez à Grenoble, gens de la haute société, venez au Parc Paul Mistral dans le plus cher Hôtel de la ville, entouré de verdure…et d'étoiles…. Vous pourrez même dormir dans les arbres si tel est votre souhait !

Mais au fait qui sont les « Occupants du Parc Paul Mistral » ? écureuils, oiseaux, mammifères, plantes, arbres…Peut-on demander 2000 Euros/Jour à un écureuil ? C’est vrai qu’il est connu comme un animal qui sait épargner…

Le 10 Février 2004: 150 CRS contre quelques Ecocitoyens:

Le 10 Février 2004, à partir de 07h00, 150 CRS sont venus pour déloger les Ecocitoyens! Mais ils n'ont pas réussis!!

 

Il faut sauver les arbres du parc!!

Les CRS avaient encerclés le périmètre de sécurité du futur stade d'agglomération de Grenoble, pour que la Société EVD puissent installer les barricades.

 

En même temps, les CRS avaient essayé de déloger les écocitoyens, mais à part avoir cassé l'info kiosque, et le lieu de vie et de rendez-vous pour les Grenoblois et Grenobloises, ils n'ont pu expulser les autres écocitoyens, qui étaient en haut des arbres.

 

Des rixes et interpellations ont eu lieu.

En fin de journée, fut édifié LE MUR DE LA HONTE DE GRENOBLE!!!

 

Le Jour J: Le 12 Février 2004

au petit matin, les CRS ont encerclé la grande barricade ("MUR DE LA HONTE"), et les écocitoyens étaient encore dans leurs arbres et cabanes.

 

Mais le GIPN était aussi présent avec de grandes nacelles et matelas. Durant cette journée pacifique émouvante et intense, les Ecocitoyens sont redescendus avec le GIPN.

Les Ecocitoyens installés dans l'Orme et dans le "radeau" ont été les derniers à être délogés.

Tous les arbres et cabanes ont été détruits, le matériel a été confisqué (cordes,poulies,mousquetons...)

 

 

Seulement le Ginkgo biloba et l'Orme ont été "épargné". Mais jusqu'à quand? La METRO et la mairie prétendent que les boutures vont resister à la graphiose... mais il n'y a aucune preuve scientique qui certifiera qu'elles vont resister.

En fait ils veulent ni plus ni moins affaiblir l'Orme vénérable, et peut être l'abattre en Mars!!! Où alors détruire lentement son système racinaire en y construisant le parking  et les fondation du stade!! C'est une hérésie!!!

L'Orme est bien plus qu'un patrimoine, c'est le symbole-phare de Grenoble!I

SAUVONS L'ORME DE GRENOBLE !!

Ecrit le 25 Mars 2004,

par Jérôme Hutin

Photographe Explorateur

Spécialiste des arbres vénérables de la Planète.

arbresvenerables@wanadoo.fr

http://arbresvenerables.free.fr

Tel : 0619772808

 

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